Je m'appelle Jean- Marc KRIEGER.
Je suis celibataire et habite avec mon frère jumeau Patrick à Schillersdorf.
Avec mon frère Patrick j'ai appris le métier de maçon que nous excerçons toujours.
Il y a plus de 30 ans un métier plûtot favorable à l'alcoolisation. Contrairement à aujourd'hui où une grande modération est de rigueur.
Dès notre plus jeune age nous avons été confronté à l'alcool tant en famille que dans la vie du travail.
En effet, dans notre famille l'alcool et sa consommation étaient prédominants. D'ailleurs deux frères et deux beaux-frères sont décédés des suites de maladies alcooliques.
Ma consommation modérée en semaine explosait les week- ends. Les sorties avec les camarades, les fêtes, etc… étaient mes loisirs préférés.
Entre 1987 et 2003 j'ai effectué plusieurs cures à Château Walk et Marienbronn.
A chaque sortie de cure je restais environ un mois sobre et abstinent.
Comme beaucoup de personnes dépendantes je pensais pouvoir gérer ma consommation et qu'un "petit panaché" ne pouvait faire de mal.
Une sortie en compagnie de camarades et le mal était fait. Je retombais à nouveau dans l'alcoolisation avec toutes ces conséquences.
Pendant toute cette période d'alcoolisation, cure, réalcoolisation combien de fois Linda n'a-t-elle du intervenir ? Soit pour m'emmener en sevrage ou me guider vers la prochaine cure. Mais elle a toujours cru que je m'en sortirai un jour.
Le tout bascula en l'été 2003.
J'étais au chômage et travaillais "au noir".
Un jour de canicule je n'en pouvais plus. Je me suis rendu à pied à Ingwiller chez mon médecin-traitant. Il m'a immédiatement hospitalisé au Neuenberg d'où je suis parti directement en cure à Château Walck pour 3 mois (Août à novembre 2003).
C'est lors de cette dernière cure que je me suis rendu compte que pour vaincre ma maladie alcoolique et gagner mon combat contre ce fléau, il n'y avait qu'une solution:
L’ABSTINENCE TOTALE ET DEFINITIVE.
Dès ma sortie de cure Linda m'a réaccompagnée à la Croix Bleue.
J'ai donc continué dans l'abstinence et suis devenu membre actif en 2004.
J'ai également retrouvé mon travail chez Handwerk et fils à Rothbach.
Je suis à nouveau respecté par mes collègues de travail, mes camarades et voisins et ceci me donne beaucoup de fierté.
Je remercie tous mes amis de la Croix Bleue - en particulier Linda et Maurice.
Et moi-même j'essaierai de porter aide aux personnes malades et en difficulté avec l'alcool.
Merci de votre attention.
Jean-Marc.
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Témoignage raconté lors de la soirée du 16/01/2004 a centre de
poste cure
de Cahteau Walk par Mr Ernwein Georges , inspiré d'une histoire de vie
particulière
Anny et
moi-même, nous marchions dans une rue, il y avait un grand trou dans le
trottoir, nous tombions tous les deux dans ce trou,
ce n’était pas de notre
faute, nous avions du mal à en ressortir.
Le jour suivant, nous marchions dans la même rue, nous savions qu’il y avait un
grand trou. Je disais à Anny, il ne faut pas que
nous marchions trop près du
trou de peur que nous y retombions, moi-même je prenais de la distance mais Anny
ne
semblait pas m’entendre parler, elle marchait trop près du trou et retomba
dedans.
Ce n’est pas ma faute disait-elle, aide moi à ressortir, je te promets que ça ne
m’arrivera plus.
J’espérais qu’un passant m’aidera à la ressortir de ce trou, mais pas de chance
tout le monde passait avec un sourire moqueur sans s’occuper de nous.
Le troisième jour nous marchions de nouveau dans la même rue, je redisais à Anny,
ne marche surtout pas trop près du trou sinon tu te retrouveras
encore dans ce
trou et moi j’en ai ras le bol de toujours t’en ressortir de ce maudit trou.
Comme par une force supérieur, elle a été attirée près du trou, n’ai pas peur me
disait-elle je ferais très attention, je veux juste regarder l’endroit
où je me
trouvais déjà deux fois !
Elle avait à peine finie de parler et hop ! Elle glisse et retombe à nouveau
dans le trou.
Là elle s’est rendue compte de l’erreur qu’elle avait commise et s’est mise à
pleurer.
En ce qui me concerne, je me suis dis au fond de moi-même, il ne faut surtout
pas que je gronde avec elle, j’avais compris qu’elle avait besoin
d’aide plus
que jamais
Anny se trouvait toujours dans ce trou de malheur,
il fallait bien la ressortir encore une fois !
Tout à coup j’apercevais mon ami Jean-Paul, je lui demandais un coup de main
pour sortir Anny de son trou, il me répondait :
Je ne veux pas avoir honte,
débrouille toi tout seul.
Il me restait une fois de plus pas d’autre solution que de la ressortir tout
seul de sa misère.
Le quatrième jour par habitude et aussi par inconscience, nous voulions
reprendre la même rue, mais là tout change. A l’entrée de la rue
il y avait deux
personnes, Linda et Maurice, ils nous ont interpellés en disant, ne prenez pas
cette rue, elle est trop dangereuse pour vous,
il y a un grand trou où beaucoup
de gens y sont déjà tombés et ont trouvés le malheur et ça nous fait mal au cœur
de les voir souffrir.
Nous allons vous indiquer une autre rue disaient-ils et dans cette rue il n’y a
aucun danger, au contraire vous allez trouver de vrais
amis qui sont prêt à vous
conseiller, qui sont même prêt à vous accompagner vers le bonheur ; la joie de
vivre ; vers l’amour sincère
et vers l’abstinence.
Cette rue a un nom, elle s’appelle «
La
Croix Bleue
», nous avons décidé, Anny et moi-même de nous
engager dans cette rue,
nous avons découvert un grand miroir, et en nous y
voyant nous étions très fière de nous.
Aujourd’hui nous disons un grand merci à tous ceux et celles qui nous
accompagnés dans cette rue.
ERNWEIN Georges
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Témoignage de SCHERER
Jean-Claude
Ma relation avec l’alcool avant la cure, n’a
sûrement rien d’original. Nous avons tous à un moment ou à un autre,
dérapé de ce que l’on appelle une consommation normale.
Mais je crois qu’il faut quand même se poser quelques questions :
1 - Est-ce le premier verre de vin, le jour de ma confirmation,
qui m’a donné le goût de l’alcool ?
2 - Plus tard, les sorties arrosées du samedi soir avec les
copains, ont-elles aidées à me rendre dépendant ?
3 - Ensuite dans ma vie professionnelle, jamais je n’ai refusé
de participer à un pot, et les occasions étaient nombreuses
et fréquentes.
4 - Quelle(s) blessure(s) intérieure(s) voulais je
noyer dans ce produit ?
On peut chercher beaucoup
d’excuses, on n’en trouvera pas une qui ne soit valable.
Tout ce que je tire de ce passé, c’est que la consommation d’alcool n’était plus
un plaisir,
mais que c’était bel et bien devenu un besoin.
BREF, J’ÉTAIS
DÉPENDANT, IL FALLAIT RÉAGIR.
Mon esprit n’étant pas encore
complètement atteint par les méfaits de l’alcool,
j’ai pris moi-même la décision d’aller consulter mon médecin traitant afin de
lui exposer mon problème.
Vous vous en doutez, cela ne fut pas facile.
Il faut souligner que j’avais déjà essayé par moi-même de réduire ou d’arrêter
la consommation d’alcool en priant notre
Seigneur Jésus-Christ, rien n’y fit, il manquait quelque chose.
Le médecin m’a prescrit un sevrage d’une dizaine de jours à l’hôpital de Saverne suite à cela, on me
proposa un séjour
de 4 semaines en maison de POSTE CURE à Rouen ou à Sarreguemines.
Ce que j’ai refusé, considérant cette période trop courte pour me guérir de ma
dépendance vis-à-vis de l’alcool.
Mme PEREZ, responsable au C.H.A. s’est donc renseignée sur les possibilités de
poursuivre mon traitement en vue de ma guérison
au centre de POST’CURE de
HAGUENAU, et sa demande a abouti. Je suis donc parti au CHATEAU WALK pour une
durée de 3 mois.
A mon arrivé, lors de la
visite du centre, peinte sur le mur du hall d’entrée, une phrase m’a interpellé “ VEUX TU
ÊTRE GUÉRI ?
“(Evangile de Jean 5,6).
Est-ce la devant cette phrase peinte que j’allai avoir la réponse à mes
prières ?
Je crois fermement que OUI et comme pour beaucoup, cela allait devenir mon
objectif de l’avenir.
Au début de ma cure, j’ai
participé au travail au réfectoire pendant 4 semaines. Ensuite j’ai passé 5
semaines au jardin.
La menuiserie a occupé les 4 dernières semaines.
13 semaines d’activités nouvelles, à se rendre utile à une communauté, à prendre
conscience que l’on apporte quelque chose à ses semblables.
13 semaines pour retrouver son indépendance et la confiance en soi.
Mais durant ces 3 mois, il n’y a pas eu que les activités manuelles. Ce séjour
m’a permis de faire le point, de penser, d’observer, d’écouter.
Observer la nature, écouter le chant des oiseaux, choses que j’avais
complètement oublié et perdu de vue pendant mon alcoolisation.
Quoi de plus beau que de pouvoir se dire :
-Tiens, cela fait un mois et demi que je suis sobre et l’alcool ne me manque
pas.
De jour en jour, ces petites réflexions réconfortent l’esprit et donnent de plus en plus de courage pour le futur.
Les rendez-vous avec la psychologue, les groupes de paroles, carrefour et autres
diverses réunions, sans oublier les activités sportives ont utilement
entrecoupés les activités manuelles.
Un élément décisif dans ma guérison fut la foi en notre Seigneur JÉSUS CHRIST.
Non que je l’aie perdu, mais retrouvé et conforté grâce au contact régulier avec
le Pasteur MALL de Haguenau qui a su trouver les mots
justes pour établir un dialogue de confiance.
Cela m’a permis aussi d’envisager plus sereinement la vie qui allait s’ouvrir à
moi.
Ce retour à la vie courante, il fallait le préparer. J’ai donc participé à un
séminaire avec mon épouse.
Cela nous a permis d’aborder de façon très pratique des sujets aussi variés
comme la maladie alcoolique, la guérison, l’alcool à la maison,
la vie sexuelle
et mille et une manière de se retrouver dans le couple.
La famille m’a et me soutien entièrement dans ma nouvelle façon de vivre.
Il faut dire que pendant ma cure, j’ai eu la possibilité de rentrer chez moi à
plusieurs reprises de telle façon que j’ai pu les habituer à
mon changement
progressif vis-à-vis de l’alcool.
Concernant la vie professionnelle, j’ai du repartir à zéro.
En effet, j’étais au chômage, mais au bout de 4 ou 5 semaines ce sont 2 emplois qui se sont
présentés le même jour.
Depuis, j’ai changé de patron et c’est en tant que chauffeur-livreur que
j’exerce aujourd’hui, travail que je n’aurai pas pu faire du temps de
mon
alcoolisation.
Avec le recul des années, je me suis rendu compte d’un point, qui au départ
parait minime.
Je ne suis pas seul buveur sorti de Château Walk ou d’un autre centre de
post-cure, mais seul je me demande si ma foi en notre Seigneur
JÉSUS CHRIST aurait suffit pour rester
abstinent.
Il est bien connu qu’à plusieurs, on est nettement plus fort. Mes amis de la
Croix Bleue l’ont compris bien avant moi.
Enfin environ à 6 mois après ma sortie de Château Walk, quelque chose me
taraudait toujours l’esprit.
En effet, comment remercier celui qui avait, ou plutôt qui a permis ce
changement vis-à-vis de l’alcool.
Je veux parler bien sûr de JÉSUS CHRIST, dont, rappelez-vous, j’ai lu la question peinte sue le mur du
hall d’entrée à mon arrivé à
Château Walk.
Pourquoi ne pas transmettre sa parole ?
Et c’est ainsi que je suis allé voir le Pasteur Marc Wehrung, alors Inspecteur
Ecclésiastique et ancien Président fondateur de la section
Croix Bleue de
Bouxwiller, qui m’a donné la marche à suivre.
Après 1 Année de CEPP et de préparation pratique pour devenir Lecteur, j’ai été
ordonné le
6 Février 2000
en
l’église protestante de
Wolfisheim par le Pasteur Freddy Sarg.
Voilà, chers amis, un résumé de ma vie nouvelle, de cette seconde naissance qui
me permet aujourd’hui de vivre cette foi dans l’abstinence
de l’alcool et dans
l’amour de JÉSUS-CHRIST notre Sauveur.
Je ne voudrai pas oublier de remercier mon épouse et mes enfants, ma mère et
tous ceux qui m’ont soutenu, qui me soutiennent dans
ma guérison et qui
m’accorde leur confiance.
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LE BONHEUR C'EST QUOI ?
Si on me pose la question : «
Est-tu heureux ? »
Je peux répondre sincèrement : Oui !
Je crois que le véritable but de la vie, c’est le bonheur, le bonheur au
quotidien. J’ais l’impression que chaque journée m’apporte plus.
En pensent
qu’à l’instant présent, je me sens heureux comme jamais. C’est l’état
d’esprit, les sentiments et le cœur, et non les évènements extérieurs, qui
déterminent le bonheur. Le fait d’être ou non heureux dans la vie est avant
tout une affaire du mental.
Pour en profiter pleinement, nous avons besoin
d’un cercle amical et des rapports d’affection et de confiance. Il faut avec
simplicité, manifester sa bienveillance, toucher autrui et nouer des liens.
Apporter un réconfort, la main tendue est une bonne attitude et rend
soi-même et les autres plus heureux, aider les autres à trouver un sens à
leur vie, retrouver le fil du chemin perdu, créer des liens
simples et
direct en tant qu’être humain et cultiver la valeur de la passion. Une
reconnaissance des autres nous met d’excellente
humeur et nous aide à
retrouver notre niveau de bien-être habituel. Mais l’essentiel est aussi de
ne pas confondre bonheur et plaisir.
Le bonheur le plus élevé pour moi est celui que l’on atteint au stade de la
guérison, par exemple après les débordements de l’alcool
ou d’autres
maladies, quand la souffrance s’annule.
Il faut se décider, pour trouver le bonheur, de renoncer à tout ce qui en
fin de compte révèle le mal, après avoir procuré un plaisir momentané.
Ce n’est pas toujours idéal d’avoir ce que l’on veut ; mais plutôt de
vouloir et apprécier ce que l’on a. La chaleur et l’affection humaine
dépendent de la valeur intérieure. Le vrai bonheur est surtout en rapport
avec le cœur et l’esprit.
Les pensées et émotions positives sont très utiles, et il faut s’en servir
et les entretenir et rejeter les pensées négatives.
Si l’on désire ne pas
souffrir, il faut essayer d’éviter toute source de souffrance.
La compassion, l’affection et la gentillesse nous donnent les moyens de
communiquer facilement avec les autres.
La chaleur humaine rend heureux ceux
que nous contactons et nous-mêmes.
Et si on connaît une période trouble, il faut vite
renforcer et passer ce choc et l’accepter, car la tragédie nous plonge
parfois dans une phase de déception et il faut réagir en s’adaptant à ce
moment que nous ne pouvons pas changer.
Il faut alors chercher la communication avec les autres, semer la graine de
compassion.
Voir les autres empreints de compassion est plus important pour notre
bonheur, que de les voir comme des êtres hostiles et égoïstes.
Ceci nous soulage et nous pousse à vivre dans la sérénité, la confiance et
le bonheur.
Rendre service aux autres être sensible rend heureux.
Nos épouses ou nos époux et nos enfants, nos
amis sont indispensables pour un bonheur épanoui.
Il faut accorder énormément de valeur à sa famille et à ses amis et se
confier à eux. Mais on ne peut se contenter de dire :
“Voila ma méthode, ma
technique”l’importance pour chacun est de trouver sa technique à suivre,
mais ne pas oublier l’approche des autres et la compassion. Tous nous
souhaitons le bonheur et nous ne voulons pas souffrir.
Essayons de comprendre en regardant le passé et essayons de rattraper le
bonheur.
Parfois nous aggravons notre douleur en
prenant les choses trop à cœur et en nous perdant dans une culpabilité
excessive.
Reconnaître sincèrement ses torts peut aider à corriger ses
erreurs. Rester vraiment patient et tolèrent nous apporte le pardon,
la
sérénité et la paix de l’esprit. Ce sont là les garants d’une vie de bonheur
et de joie. Et, en fin de compte pourquoi se faire
des soucis pour demain,
commençons et finissons tout avec l’aide de Dieu.
C’est avec une confiance totale qu’il faut s’offrir à celui qui nous guide
et nous protège.
Philippe WINTER .
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Je m'appelle Jean- Marc KRIEGER.
J'ai 50 ans. |